Diébédo Francis Kéré

Aujourd’hui je souhaite écrire sur un nouvel intérêt que j’ai développé depuis quelques mois et qui m’a guidé pour mes choix de cours de ces dernières sessions. L’architecture, qui plus est durable, en symbiose avec l’environnement est un domaine qui me fascine. Ainsi j’ai eu le souhait de commencer à me documenter sur le sujet et j’en suis venue à connaître le nom d’un architecte, un artiste du nom de Diébédo Francis Kéré.
Pour vous le présenter brièvement il est né en 1965 au Burkina Faso dans un petit village nommé Gando. Il a grandit sans eau potable à proximité ni électricité. Il part poursuivre ses études en Allemagne grâce à une bourse. En 2022 il devient le premier récipiendaire africain et même noir du prix Pziter. Et plus récemment en 2023 il a reçu le prix Praenium Impériale.
Devoir envers son peuple
Il affirme souvent que ce qui l’anime est un devoir envers son peuple qui a payé pour sa carrière. Dans son TedX datant de 2012, il raconte ses souvenirs d’enfance particulièrement émouvants. Il raconte qu’après avoir atteint l’âge de 7 ans il devait partir étudier loin de sa famille car dans sa petite ville de Gando il n’y avait pas d’école. Cependant son père souhaitait qu’il ait une éducation académique. Ainsi il revenait dans son village chaque vacance et au moment de repartir à l’internat il faisait le tour des maisons pour dire au revoir à toute la communauté. Il était cependant très surpris de voir chaque femme qui lui ouvrait la porte lui donner leurs dernières pièces de fonds de poches, ce qui pour lui était déjà un montant considérable. Il raconte qu’il interrogea donc sa mère sur la nature de cet acte de grande générosité qu’il recevait . Elle lui répondit que ces femmes, elles aussi aidaient à payer pour ses études dans l’espoir que le jour venu il puisse leur rendre la pareille en revenant au village et aider la communauté de quelqu’unes manières.
Le matériau noble
Après avoir regardé ses œuvres j’ai voulu en connaître davantage sur sa personne et pour ce faire j’ai visionné plusieurs de ses interviews. Son souhait est que chacun ait accès à la qualité et au confort, peu importe le statut économique de l’individu. Ce que je trouve pour ma part très honorable. Ainsi la particularité de sa première œuvre architecturale est quelle est faite en argile. C’est une école,terminée en 2001, la première de son village, cet établissement est fait part et pour la communauté locale car effectivement se sont les habitants qui l’ont bâtit en utilisant les techniques ancestrales.

https://youtu.be/7j7tkLkpqrY?si=RQ_TAFALFXAmDf7l
Un visionnaire
Après cette présentation et mise en contexte je souhaiterai faire une critique d’art. Même si l’école de Gando est la première œuvre architecturale de Francis Kéré, et la plus importante de sa carrière, je voudrai me pencher sur une autre : La bibliothèque de Gando.


L’élément qui ajoute cette touche magique à la structure sont les pots en argile placés sur le toit. L’architecte les as choisis avec soin car ce sont des ustensiles du quotidien des habitants de Gando. Cela rend la structure plus authentique.
On peut voir que cette installation laisse entrer la lumière. L’utilisation des pots de cette manière singulière est très ingénieuse, à la fois esthétique est en accord avec le climat local.

C’est exactement ce que j’apprécie et admire dans la technique de l’architecte. Il arrive à allier la beauté et le savoir-faire. Avec ces matériaux en accord avec la nature l’architecture assure une adaptabilité et durabilité à l’infrastructure. Le fait d’utiliser des ressources propres à la localisation offre cette concordance, c’est comme si, tel un puzzle, ses œuvres étaient les pièces manquantes des paysages. Exactement là où il faut, la note juste et parfaite. Diébédo Francis Kéré aime se comparer à un chef d’orchestre et c’est vrai que l’on peut lui reconnaître ses qualités . Si en musique on parle de composition c’est bien que le résultat attendu doit s’apparenter à une harmonie entre les instruments . Et c’est bien ce que l’on retrouve dans le travail de Diébédo Francis Kéré qui parvient à orchestrer une symphonie, une symbiose entre la communauté, l’aménagement et l’environnement dans lequel ils évoluent. C’est très intéressant d’un point de vue écologique, qui est un réel enjeux dans notre société actuelle. Effectivement avec ces structures architecturales il répond à de multiples problèmes tout en respectant la nature.
Pour ma part, je trouve cette dernière image très apaisante. Ce qui rappel l’atmosphère des bibliothèques où la quiétude reigne. La multitude de cercles me fait penser à des bulles, simplement flottantes et légères s’élevant vers le ciel. Je vois aussi des portes vers la lumière, des ouvertures vers le savoir. Encore une fois c’est bien dans le thème d’une bibliothèque, gardienne d’une immensité de savoirs, une infinité de connaissances.
Finalement je remercie toute personne ayant achever la lecture de cet article. Je sais déjà que mes parents seront de ceux-là. Mais si nous n’avons aucun liens de parentés et que vous êtes arrivés jusqu’ici cela ma fait très plaisir. Je vous invite à cliquer sur les liens des vidéos YouTube et à lire d’autres articles sur Diébédo Francis Kéré, architecte ou chef d’orchestre.
Sur ce, je vous dis à mercredi prochain !