Dieu m’a confronté à la solitude.
Isolée j’ai été attentive au silence,
Recluse, mais côtoyant la Patience.
Il m’a guidé vers la Plénitude.
Alors si éloignée, je me suis retrouvée
C’est qu’entourée j’étais perdue.
Prenant du recul, mon oreille j’ai tendu
Et mon attention j’ai dévoué.
J’ai suivi la marche, pris mon propre chemin.
Compris qu’il n’y avait aucun ascenseur
Donc je me fie au plan du Créateur .
Première étape ; étaler l’encre sur le parchemin.
Tina Mostel
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Solitude
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Less is More
Because less is more You’re rich but still poor Beware not careless Enjoy life,care less Sad feelings,no more Focus, you’ll feel even more You want a masterpiece You need to master peace I could continue, go on But I prefer this phenomenon Say little ,great affect Few words, butterfly effect Stop being a consumer Because less is more Tina Mostel
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Ma confidante
À ma confidante je dévoile, Mes pensées que joliment je dépose. Sur le papier qui est ma toile, J’essaye de dessiner ma prose. Mon stylo se fait pinceau Et mes idées prennent formes. Je veux que ce soit beau, Plus encore, hors normes. Pour que ça corresponde À celle à qui je m’adresse. Je souhaite qu’elle me réponde, Alors je choisis mes mots avec adresse. Je me relis et m’applique En essayant de donner du sens Et puis je m’attarde sur l’esthétique. Bien heureusement elle me relance, Elle me dit tout bas à l’oreille Que je devrai parler à voix haute J’ai suivi son conseil. Si j’en suis là, c’est de sa faute.
Tina Mostel
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L’échec
Bien que je le redoute, Souvent il se fait instituteur. Il mérite le bénéfice du doute Je ne devrai pas en avoir peur. Car il me guide m’évitant la déroute Servant à me rendre meilleure. Il me montre mes faiblesses Me rappelle à l’ordre et m’encourage Et toujours dans sa grande justesse Il m’apprends quelques chose de sage. Après cela impossible que je régresse Même si je passe pas un état de rage S’en suit mon élévation D’élève, je surpasse le maître Remarquant avec joie ma progression Et dépassant enfin tout mal-être Pour jouir de cette satisfaction, Echec et mat je le fais disparaître.
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Racines
Noire je suis et crépus sont mes cheveux Vous en savez déjà beaucoup sur ma personne. J’évite de les sortir si le temps est pluvieux Mais sinon c’est fièrement que j’exhibe ma couronne. Sublimement peignés et défiant même la gravité J’ai compris comment les manier et appris sur mon identité Tressés, nattés, locksés, dépendamement de mon humeur Au grès des saisons parfois l’envie me prend d’en changer la couleur Mais ils repousseront, toujours fidèles à eux mêmes Doux, naturels et soyeux comme je les aime Et si je me perds sur la route de la connaissance de soi Comme mes ancêtres je me fie à eux pour retrouver ma voie Ma place ici bas, personne ne me l’imposa Alors je choisis d’aller de l’avant comme Rosa Énormément de choses à dire avec peu de mots Vêtue de noir, je lève le poing et sort mon afro Et certainement mon destin je vais le provoquer Faire de mes rêves une réalité comme MLK Vous voulez savoir qui je suis ? Je reprends du début Je suis noire et mes cheveux sont crépus.
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Moi, Lumina Sophie
De Chantal Clem
Qui peut mieux que l’écriture romanesque se plonger dans l’indéchiffrable d’une souffrance?
Voici comment débute la préface de ce roman que je m’apprête à lire et je sens déjà que la lecture sera appréciable. Cet ouvrage ma mère me l’a envoyé et il est donc important de notifier que ce n’est pas un hasard. Elle est de la même origine que l’autrice et la protagoniste principale ainsi héréditairement je le suis aussi. Je vous en informe simplement pour introduire ce choix de lecture. “Moi, Lumina Sophie” écrit par Chantal Clem.
Sur ce débutons, nous sommes en 1870 et l’insurrection du Sud embrase la Martinique. On comprends en quelques lignes que l’atmosphère est violente et on introduit Lumina Sophie comme « une figure devenue emblématique de notre histoire ». Ce qui veut dire la sienne, celle de l’autrice, de ma mère et donc la mienne mais peut être pas la votre.
Il voulait entendre mon histoire ? Encore fallait-il la supporter
La lecture est fluide, la plume de l’autrice me plaît et le caractère qui semble strict et froid de la protagoniste suscite ma curiosité . Sans doute est elle anesthésiée par les traumatismes subits tout au long de sa vie, mais elle semble à mon sens pleine de poésie. De ce fait on lui demande de raconter son histoire et c’est ainsi qu’elle commence.
Brièvement c’est son enfance pauvre mais riche en affection qu’elle nous raconte puis sans réelle transition elle nous fait part de son témoignage sur l’insurrection . Personnellement j’apprécie la vivacité du récit. Il suit une ligne de conduite qui me permet de rester en haleine. Sûrement d’une part car à titre informatif c’est une histoire vraie, de plus retraçant une partie de l’histoire que je me dois de connaître. Et enfin je me languie d’avoir les retours de ma mère sur cet article. Je sais déjà qu’elle s’empressera de le partager aux membres de la famille.
La protagoniste est enfermée, prisonnière, les chefs d’accusations contre elle sont ahurissants. Elle se retrouve seule dans sa petite cellule, ne veut pas laisser la folie avoir raison d’elle pourtant c’est aux murs qu’elles s’adresse pour rester saine d’esprit. Si les murs ont des oreilles c’est bien la bouche qu’ils leur manque alors tandis qu’elle s’évertue à communiquer avec ses confidents qui la confinent moi j’enrichis mon vocabulaire.
- acrimonie (n.f) : humeur blessante, hargne
Ma lecture se poursuit et je suis de plus en plus entraînée, rebondissements inattendus, et surtout la description de la vie carcérale qui regorge de manigances et autres comportements ingénieux continuent d’entraîner mes yeux au fil des pages. On comprend que la protagoniste est intellectuellement habile et sait comment se comporter et surtout comment s’entourer. Ce que j’apprécie aussi c’est de voir certains termes écrits en créole ce qui ajoute d’autant plus de l’authenticité au récit.
J’ai désormais parcouru un tier de l’ouvrage et j’apprends qui est la personne de Léopold Lupin et qu’elle a été son rôle déclencheur pour l’insurrection. De ce fait, l’origine même de la tournure qu’a prit la vie de Lumina Sophie. Ainsi elle continue et raconte son procès.
Permettez que je vous le dise, Monsieur le Président et, croyez-moi, mon propos est empreint de respect, et l’insolence que vous percevrez de mes mots ne sont que la force de leur vérité.
Très sincèrement je viens de lire une phrase qui me marque, je ne compte plus le nombre de fois où j’aurai pu l’avoir déclamée. Elle est de ces phrases, ces suites de mots qui me font aimer le verbe. Un jour je le sais ma prose pourra égaler celle-ci. Vous rendez vous compte ce que cela représente pour une femme, noire, en 1871, lors d’un procès de prononcer ces mots ? Je n’ose même pas imaginer le sentiment procuré. C’est avec cette seule phrase que je comprend l’étendue de la force intellectuelle de Lumina Sophie ainsi que celle de l’autrice. Savoir bien s’exprimer grammaticalement est une chose. Maintenant tentez d’y ajouter de la subtilité, un soupçon de poésie, une poignée d’impertinence même chevaleresque comme on aura pu me qualifier des fois. Car effectivement cela relève du génie à mon sens de pouvoir même prédire avec une telle clairvoyance et netteté l’émotion que vous procurerez chez votre interlocuteur.
Ma lecture se poursuis et c’est en lisant la description de cette vie de promiscuité, en me demandant comment il est possible de vivre dans de telles conditions que cela m’humilie. Dans le sens où cela me fait prendre du recul sur ma vie actuelle et mes plaintes quotidiennes. Même si j’ai des choses à redire sur mon travail, je ne suis pas exploitée, je peux subvenir à mes besoins primaires en soulageant financièrement mes parents et je peux investir en moi-même, pour cela je suis extrêmement reconnaissante. Par exemple, ce clavier et cet IPad, avec lesquels je peux poser mes pensées, sont en ma possession dû aux heures de travaille cumulées. Alors, certes, ce n’est pas mon idéal de vie mais c’est un bon début et je travail dans un but personnel, pour répondre à des besoins qui me sont propres , et contrairement à la protagoniste, sans contraintes de représailles. Ce que j’apprécie avec cette lecture c’est qu’elle me rappelle qu’en tant que personne noire je ne peux pas prendre certains droits pour acquis. Je me sens redevable envers mes ancêtres. Ils ont passé des années, des décennies, des vies à faire des tâches ingrates inlassablement. Ainsi moi qui est le privilège de ne serait-ce qu’avoir une passion et de m’y adonner, je décide en hommage à leur combats, à leur héritage de vivre une vie que je me permet de choisir. Je peux travailler pour moi-même, donner aux autres par générosité et non par contrainte et surtout si l’envie me prends d’être égoïste, je le serai sans avoir à m’en excuser.
Ils ont tentés de toutes leurs volontés de me remettre en esclavage. En esclavage de leur système, de leurs peurs, de leurs limites et d’eux-mêmes. Ils ont échoués, je me suis affranchie[…].
Voici ce que l’on peut lire dans le neuvième et ultime chapitre de cet ouvrage. Dans cette critique j’ai volontairement omis des détails du synopsis pour ne pas vous en gâcher la lecture si jamais l’envie vous en prenez. Dans cette même optique je ne compte pas nous plus vous faire un cours d’histoire sur la Martinique pour que vous puissiez faire cette démarche seul si jamais l’envie vous en prends. Personnellement j’ai pris ce que j’avais à prendre de cette lecture et j’en suis particulièrement satisfaite.
J’ai choisis comme citation finale celle qui à mon avis reflète avec justesse ce que la protagoniste m’inspirait dès le début du livre. Effectivement un caractère strict et froid que j’avais qualifié d”anesthésié par les traumatismes de la vie” mais pourtant j’avais sentie l’empreinte de poésie que l’on retrouve tout au long de l’histoire, très philosophique même. Si je salue la prose de Chantal Clem, je voue une réelle admiration aux choix de vie et la force de caractère de madame Lumina Sophie. C’est un modèle vertueux de dévotion à mon sens.
Le texte est relativement court pareillement à la vie de notre protagoniste ce qui semble logique mais fâcheusement injuste. J’aurais aimée vous dire que le récit de cette vie est dur mais que la fin est belle, hélas ce n’est pas le cas mais en revanche elle est apaisée. Néanmoins j’accorde que c’est une belle et importante leçon à bien des niveaux et c’est pour cela que je recommanderai ce livre. Sûrement qu’en fonction de chaque individu il raisonnera différemment mais il y a du bon à prendre et à apprendre pour tout le monde.
Tina Mostel
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Étymologie
La prose se définit par la forme dite ordinaire du discours écrit ou parlé, en d’autres termes c’est une manière de s’exprimer qui n’est pas soumise aux règles de versification. Par ailleurs ce blog est destiné au regroupement d’écrits que je ne restreins à aucune règle si ce n’est l’éthique de ma prose. Cette éthique elle-même se traduirait par l’ensemble de mes conceptions morales.
Ainsi, j’œuvre dans mon propre intérêt. Néanmoins si vous, lecteurs, trouver quelconque divertissement ou autre sentiment salvateur en me lisant, c’est bien flattée mais avec humilité que je vous invite à tourner les pages. Virtuellement certes, mais c’est réellement un nouveau chapitre de ma vie que j’écris, et si je compte bien conter cette histoire combien d’entre vous seront à l’écoute ?
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Vice et Vertu
Vise la vertu, le vice sera perdu Jadis j’y ai cru mais les comptes se sont rendus Comme résolus se confesser ils sont venus Par deux les voilà, une paire se présente à moi Vice sans Vertu ne va pas, vice versa Car ici bas Bien existe que s’il y a mal
Tina Mostel